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Une nouvelle technologie de dépollution de l’eau pour éliminer pesticides et médicaments

Une nouvelle technologie de dépollution de l'eau pour éliminer pesticides et médicaments

Un nouveau procédé développé au Centre de recherche sur la matière divisée (CNRS/Université d’Orléans) permet de piéger des micropolluants (pesticides, médicaments, solvants,…) sur des tissus de carbones activés.

Voir l’article de la lettre sur l’innovation du CNRS

Voir l’article de la République du Centre du 27 mars 2014

Voir l’article de RTL

Une nouvelle technologie de dépollution de l’eau visant à éliminer pesticides et médicaments.

Un nouveau procédé développé au Centre de Recherche sur la Matière Divisée (CNRS - Université d’Orléans) permet de piéger des micropolluants (pesticides, médicaments, solvants,…) sur des tissus de carbone activés.

Dans le cadre de ses travaux de thèse, Mme Sandrine Delpeux a travaillé sur un procédé permettant le piégeage réversible de la bentazone sur des carbones activés. Suite à ces premiers résultats, il a été démontré que ceux-ci pouvaient être améliorés avec des matériaux à base de carbone spécifiques et que la méthode pouvait être utilisée avec d’autres molécules que la bentazone (médicaments, hormones, solvants,…).

Ces nouveaux résultats ont depuis fait l’objet d’une demande de brevet français intitulé « Piégeage réversible sur carbone actif », étendue à l’internationale via la voie PCT. Cette demande a été publiée le 21 février 2014 sous le numéro FR 2994565.

Dans le cadre de l’appel à projet ECOTECH 2011 de l’ANR, une demande de financement intitulé PARME (Procédé d’Absorption Réversible des Micropolluants dans l’Eau) et visant à développer, étudier et caractériser ce nouveau procédé a été accepté.

Le traitement de l’eau notamment le traitement tertiaire (affinage de l’eau potable en captage d’eau souterraine afin notamment de piéger les pesticides) est un enjeu majeur en France et dans le monde. Le marché du traitement des micropolluants est en conséquence extrêmement porteur aussi bien pour le traitement des eaux usées que pour celui de l’eau potable. Aussi le traitement de micropolluants pour les eaux usées va certainement présenter une part non négligeable de l’activité des sociétés spécialisée dans le traitement de l’eau dans la décennie à venir.
La création d’unités spécifiques pour traiter les rejets de certains hôpitaux et cliniques est aussi un défi important pour in fine limiter la propagation de souches de bactéries résistantes aux antibiotiques.

Si les carbones activés en poudre sont déjà utilisés dans les stations d’épuration pour le traitement tertiaire (donc en fin de filière), ils présentent le défaut de générer des déchets car ils ne sont pas régénérés, entrainant une maintenance régulière (tous les 2-3 mois) et un renouvellement coûteux en termes de manutention et de matériaux.
Le procédé breveté permettrait de par les matériaux mis en œuvre (tissus de carbone, feutre de carbone) d’obtenir une cinétique rapide, une régénération simple de ces matériaux et également des dispositifs compacts d’entretien réduit.

Contacts :
Frédéric Mougel / FIST SA / T. +33 1 40 51 00 90 / frédéric.mougel@fist.fr
Sandrine Delpeux / delpeux@cnrs-orleans.fr